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Dossier : Korben

Tous les événements non lus pour le dossier Korben

153 millions de permis de conduire scannés en vente sur le darkweb

Korben - flux complet par Vincent Lautier il y a 4 h et 30 min - Favoriser ||| Lu/Non lu

Des pirates ont mis en vente cette semaine, sur un site baptisé Nexus, les copies numériques de plus de 153 millions de permis de conduire américains et canadiens, plus de 10 millions de cartes d'identité, 3 millions de documents de voyage et de pièces étrangères, et près de 600 000 cartes médicales. Le site vit sur le darkweb, la partie d'internet où ce commerce se fait entre criminels, à l'abri des regards.

Pour chaque personne, le dossier contient jusqu'à six photos du permis, recto et verso, en lumière normale, en infrarouge et en ultraviolet, avec la date et l'heure de la prise de vue. Un acheteur tape un nom, obtient un aperçu en partie masqué, et paie. Le permis du secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, était affiché à 100 dollars.

Brian Krebs, un journaliste américain spécialisé dans la cybercriminalité, a tapé son propre nom. Son permis y était, et la date de la photo correspondait au jour et à l'heure où il avait tendu sa carte au comptoir d'une agence Hertz, en juin 2025.

D'autres victimes ont fait le même rapprochement, entre la date de leur photo et une location chez Hertz ou un passage dans une boutique de cannabis légal à Las Vegas. À chaque fois, le permis avait été glissé dans un petit scanner posé sur le comptoir pour vérifier qu'il était authentique.

Ces scanners viendraient tous d'IDScan.net, une société de La Nouvelle-Orléans d'une centaine de salariés que Hertz, Target, FedEx, les casinos Caesars ou des centaines de boutiques de cannabis paient pour contrôler les pièces d'identité de leurs clients. Ses appareils photographient le permis en infrarouge et en ultraviolet pour repérer les faux, et c'est exactement ce jeu de six images qu'on retrouve dans chaque dossier vendu par Nexus.

Vous montrez votre permis pour louer une voiture, le boîtier le photographie sous trois lumières, et les images partent chez un sous-traitant dont vous n'avez jamais entendu parler. C'est infernal.

IDScan.net n'a rien dit sur le fond, se contentant de prévenir ses clients dans la nuit d'un possible incident de sécurité, alors que les pirates affirmaient aspirer ces images depuis plus d'un an et en ajoutaient près de 400 000 en 24 heures. Le FBI de La Nouvelle-Orléans a ouvert une enquête le 1er septembre.

Sauf que voilà, un mot de passe volé se change. Un scan de permis, non, et une photo de pièce d'identité sert couramment à ouvrir un crédit ou à passer les contrôles d'identité en ligne, jusqu'aux prestataires qui vérifient votre âge pour les sites pour adultes par chez nous par exemple.

Le soir même de l'ouverture de l'enquête, la page d'accueil de Nexus ne montrait plus qu'une ligne. Le service n'est plus disponible. Les images, elles, sont toujours quelque part.

Source : Apple Insider

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Sony explique au tribunal que personne ne peut croire posséder un jeu acheté sur le PlayStation Store

Korben - flux complet par Vincent Lautier il y a 7 h et 0 min - Favoriser ||| Lu/Non lu

Quatre clients PlayStation ont attaqué Sony en justice le 18 juin, en Californie, pour un simple mot. Le PlayStation Store affiche un bouton Acheter, puis Confirmer l'achat, alors qu'un jeu dématérialisé n'est qu'une licence d'utilisation que Sony peut retirer, et une loi californienne en vigueur depuis janvier 2025, la AB 2426, impose justement un avertissement clair quand le mot achat cache une simple licence.

Fin août, les avocats de Sony ont déposé leur réponse, et c'est elle qui fait jaser. Sony soutient qu'à l'ère du numérique, aucun consommateur raisonnable ne peut penser devenir propriétaire d'un jeu en cliquant sur Acheter, et pour le prouver, ses avocats prennent deux des plaignants eux-mêmes en exemple.

L'un a acheté Resident Evil Requiem le 14 février pour 69,99 dollars, l'autre le même jeu onze jours plus tard, au même prix. Pour Sony, un vrai propriétaire est le seul à posséder un bien. Si le premier acheteur était devenu propriétaire du jeu, le second n'aurait donc pas pu l'acheter onze jours plus tard. Puisqu'il a pu le faire, Sony en déduit que tous deux savaient qu'ils n'achetaient qu'une licence, et que le bouton Acheter n'a trompé personne.

Sauf que voilà, tout le monde a vu le problème dans ce raisonnement. Les joueurs ne réclament pas la propriété du jeu entier, ils voudraient posséder leur copie, exactement comme on possédait un disque, et une copie numérique peut se vendre à l'infini sans que celle de l'un n'empiète sur celle de l'autre. Avouons que voir un cabinet d'avocats confondre les deux, dans un dossier qui porte précisément là-dessus, est quelque peu improbable.

Le calendrier n'aide pas Sony à plaider la bonne foi. Le constructeur a acté au début de l'été la fin du support physique sur PlayStation, puis envoyé un e-mail à ses clients pour leur rappeler qu'un jeu acheté n'est qu'une licence. Le fond de sa pensée est donc connu.

Ses concurrents ne valent pas mieux, ni Xbox ni Steam ne cèdent la moindre propriété sur un achat dématérialisé, et les DRM verrouillent chaque copie pour empêcher toute revente ou transfert. Xbox a au moins apporté l'idée d'une conversion des jeux physiques en versions numériques.

Au 31 août, le tribunal n'avait tranché ni sur l'arbitrage ni sur le fond. Les quatre plaignants, eux, ont toujours leurs jeux. Enfin, leurs licences.

Source : Tom's Hardware

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13 To de données de Steam ont fuité

Korben - flux complet par Vincent Lautier il y a 8 h et 28 min - Favoriser ||| Lu/Non lu

Pendant des années, un point d'accès de l'ancienne infrastructure de Steam est resté ouvert au public sans que personne ne s'en aperçoive. Des individus ont fini par le trouver, et ils en ont extrait entre 12 et 13 téraoctets de fichiers couvrant tout ce qui a transité par la boutique entre 2003 et 2013. La communauté a déjà baptisé l'affaire le Teraleak.

Aucune effraction dans l'histoire. Ces serveurs dataient de l'époque où Valve distribuait ses jeux dans des formats maison, avant de basculer sur le système SteamPipe en mars 2013, et ils ont simplement été oubliés là avec leur contenu.

Le Graal se cache dans une vieille version de Portal 2. Les fouilleurs y ont retrouvé un modèle 3D du Weaponizer, l'arme que Valve destinait à Half-Life 2 Episode 3 et qui transformait les objets ramassés en munitions. Depuis 2007, ce concept n'existait qu'à travers des interviews d'anciens développeurs. Le fichier existe, et pour les fans du jeu le plus attendu et le plus fantomatique de l'histoire du PC, sa simple présence vaut de l'or.

Cette build de Portal 2, reconstruite en version jouable par des moddeurs, réserve d'autres surprises. En juillet 2009, le jeu s'organisait autour d'un hub central abandonné par la suite, l'introduction faisait chuter le joueur dans un laboratoire et GLaDOS jouait les seconds rôles. On y croise aussi les restes de F-Stop, une préquelle annulée qui se jouait entièrement à l'appareil photo.

Left 4 Dead sort aussi du lot, dans une version complète de juin 2008 où l'interface diffère, où des répliques ont sauté et où Valve recyclait sans complexe des morceaux du mod Terror Strike issu de Counter-Strike Condition Zero. Une jeune build de CS:GO complète la collection, avec ses cartes en alpha, ses couteaux abandonnés et un bouclier antiémeute repris de Counter-Strike 1.6.

Valve n'a pas dit un mot, et les fichiers les plus récents affichent treize ans d'âge, ce qui relativise l'ampleur des dégâts d'un point de vue commercial.

La fouille dans tous ces To, elle, ne fait que commencer.

Source : Tom's Hardware

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UniClipboard - Un presse-papiers chiffré qui communique avec tous vos OS

Korben - flux complet par Korben ✨ il y a 9 h et 8 min - Favoriser ||| Lu/Non lu

Vous avez un Mac et un PC Windows sur le même bureau, et à chaque fois qu'il faut faire passer une commande de l'un à l'autre, vous vous envoyez un message Slack à vous-même, ou vous ouvrez un fichier texte dans un dossier partagé. Hé oui, avouez, c'est le lose un peu quand même. Heureusement, UniClipboard règle exactement ce problème ! Vous copiez ici, vous collez là-bas, et basta !

La première fois que vous utilisez UniClipboard, vous choisissez une phrase de passe, vos machines rejoignent le même espace avec un code d'invitation, et le presse-papiers circule entre elles. Pas de compte à vous créer et surtout, texte, images et fichiers passent d'une machine à l'autre sans souci.

L'outil vous permet même de conserver un historique local dans lequel vous pouvez faire des recherches hyper rapidement, à l'aide d'un raccourci clavier.

Entre 2 ordinateurs sur le même réseau ça fonctionne super bien mais quand deux machines ne se voient pas directement, elles passent par un relais, et ce relais n'a aucune clé : il ne transporte que du chiffré. Maintenant, si l'idée même de passer par un intermédiaire vous hérisse le poil, y'a un mode LAN-only qui coupe tout chemin sortant de votre réseau. Comme ça vous êtes pépouze.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Derrière, le chiffrement, c'est du classique avec du XChaCha20-Poly1305 sur le texte et les images, une identité Ed25519 par appareil, du QUIC pour le transport. Votre phrase de passe, elle, ne chiffre rien directement mais passe par Argon2id pour déverrouiller la clé maîtresse de votre espace, et c'est cette clé-là qui fait le boulot.

Après si vous ajoutez votre téléphone, là, le décor change car comme l'explique la documentation d'appairage , le téléphone n'est rien d'autre qu'un client HTTP SyncClipboard et absolument pas un pair iroh.

Le mobile c'est juste du HTTP sans TLS et tout passe en clair entre celui-ci et le service web que votre ordinateur a ouvert sur votre réseau local. Le téléphone s'y connecte avec un identifiant et un mot de passe mais en ce qui concerne le chiffrement du transport, c'est à vous de le monter derrière un reverse proxy.

Bref, n'activez pas cet écouteur mobile sur le Wi-Fi d'un café ou d'un aéroport, parce que n'importe qui sur le même réseau pourra lire ce qui passe. Et ce qui passe, je vous le rappelle, c'est votre presse-papiers...

C'est sous licence AGPL, c'est gratuit, ça tourne sur macOS, Windows et Linux, mais par contre, le seul audit dont ils parlent est interne. Donc, utilisez-le, mais uniquement pour vos commandes et bouts de code entre deux ordis et pas vraiment pour des choses sensibles, et encore moins sur mobile.

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Perplexity fait tourner un modèle en local sur votre Mac pour que vos données ne partent pas dans le cloud

Korben - flux complet par Vincent Lautier il y a 10 h et 9 min - Favoriser ||| Lu/Non lu

Perplexity, le moteur de recherche dopé à l'IA qui veut prendre la place de Google, a activé sur Mac une fonction baptisée Hybrid Compute, qui fait démarrer une tâche dans le cloud puis la bascule sur un modèle installé sur votre machine dès qu'elle touche à un fichier sensible.

Le tout vit dans Personal Computer, le volet Mac de l'agent de Perplexity arrivé en avril, qui enchaîne les étapes tout seul, cherche sur le web, ouvre vos documents, croise les deux et rédige un rapport. Jusqu'ici, le traitement de vos bilans sanguins et de vos déclarations d'impôts montait sur les serveurs de Perplexity avec le reste.

Les gros modèles du cloud gardent la recherche et le plan, et quand vient l'étape qui lit votre relevé de compte, un modèle plus petit prend le relais sur la puce Apple, sans que cette partie du travail ne quitte le Mac ni ne consomme le moindre crédit.

L'application télécharge en un clic l'un des trois modèles proposés, Gemma 4 dans sa petite version, Qwen 3.6, ou un modèle maison que Perplexity a réentraîné à partir de Qwen pour son agent, sans rien installer à côté.

Il faut un Mac à puce Apple sous macOS 15 au minimum, avec 24 Go de mémoire unifiée, 32 Go étant conseillés, ce qui laisse sur le carreau tous les MacBook Air à 16 Go, soit une bonne partie du parc.

Perplexity a aussi publié en open source sur Hugging Face un petit classificateur de 600 millions de paramètres, PII-Tracer, qui tourne lui aussi en local, repère les noms, les adresses, les numéros de compte ou de carte dans votre demande, les remplace par des données bidon avant tout envoi au cloud, puis remet les vraies valeurs dans la réponse une fois revenue. J'avoue que c'est la partie que je trouve la plus intéressante.

À chaque étape sensible, vous choisissez de rester en local, de masquer, de bloquer, ou de laisser partir au cloud, et en entreprise l'administrateur fixe ces règles pour tout le monde et audite ce qui sort des machines.

La tâche peut même se lancer depuis l'iPhone ou l'iPad pendant que le Mac resté à la maison fait le travail sur ses propres fichiers. Tout ceci est réservé aux abonnés Pro, Max et Enterprise, la formule gratuite n'y a pas droit.

Le principe me plaît davantage que le cloud privé chiffré d'Apple, parce qu'ici on voit ce qui reste sur la machine. Reste à trouver les 24 Go de mémoire.

Source : Mac4ever

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